Repos sur l’Isthme de COURLANDE et rencontre d’une famille hors du commun les 8 et 9 novembre 2014.
Nous nous réveillons sur un site dédié aux piétons et vélos, en clair pas spécialement un parking pour notre char. Nous avions également eu l’idée de nous poser directement sur la plage, mais la remontée aurait été plutôt compliquée. Le ciel bleu est de retour et après le petit déjeuner nous filons profiter d’une bonne balade matinale sur la plage. Avec le même fanatisme que les finlandais, norvégiens et suédois, nous avons droit à des gaillards (pas de féminines pour le coup) sortant d’un sauna et courant se baigner dans la mer baltique, non sans s’être versés un saut d’eau glacé au passage.


Aujourd’hui c’est camping. Cela fait 11 jours que nous faisons du sauvage et nous rêvons d’une bonne douche sans compter l’eau et sans rationnement pour l’électricité. Nous reprenons donc la route direction le sud de l’isthme de Courlande pour gagner notre super camping à la frontière de l’enclave Russe de Kaliningrad. L’unique camping permanent de l’isthme est super bien fléché car il est unique !! Avec son sauna, sa piscine couverte (nous n’en n’avons pas parlé aux enfants pour leur faire la surprise) et tout ce qu’il nous faut pour faire notre montagne de lessive. Nous approchons du graal, la barrière est ouverte mais la porte est fermée et personne à l’horizon. Après un petit quart d’heure d’attente le gérant arrive enfin pour nous annoncer que le camping n’est pas complétement fermé mais qu’il y a plus de machines à laver, plus d’accès aux douches , plus d’accès aux sanitaires, ni à la piscine, ni au sauna et pas de possibilité de prendre de l’eau non plus !!! Notre rêve se fissure ; nous filons à la petite marina de Nida pour nous caler entre deux bateaux sur ber, espérant passer inaperçu et se brancher sur une borne de l’aire de carénage (pas de chance, elles ne sont plus alimentées…).


Pas de soucis, nous passons au lavage à la main, pour le plus petit linge et filons à la découverte de ce bout de terre assez atypique (environ 75 km de long sur 1500m de large). Direction le cordon dunaire séparant la mer baltique du lagon. Une brume marine nous recouvre soudain en quelques minutes et nous voilà plongés au milieu des dunes dans un brouillard opaque ne nous permettant de voir ni la mer, ni la lisière de forêt de pins que nous venons de quitter quelques minutes auparavant. Nous voilà transformés en véritables aventuriers des bacs à sable en grandeur nature. Les enfants partent à la découverte des traces d’animaux sur la dune et nous finissons au bout d’une bonne demi-heure par retrouver le port sur lequel nous avons élu domicile.
La brume se lève aussi vite qu’elle nous avait submergé quelques heures auparavant, nous finissons notre balade par une petite visite de la ville de Nida qui semble être le lieu de villégiature balnéaire des Lituaniens et Russes plutôt aisés.


Nous décalons notre Bouba près de l’office de tourisme qui nous fournit un débit WIFI du tonnerre et finissons par nous poser un peu plus loin à l’entrée de la ville, car notre coin devant l’office de tourisme avait l’inconvénient d’être également à côté du poste de police.
Dimanche 9 novembre, nous nous réveillons en forme après une grosse nuit de sommeil (il est vrai que la circulation dans ce coin précis du pays n’est pas spécialement dense en cette période), en ouvrant les rideaux nous notons que la brume est déjà au rendez-vous, nous descendons quand même les vélos de l’arrière du camion espérant faire venir le soleil. Après 2H30 de coloriage (Mandala pour Stéphanie et Antoine et Abricot pour Anna), nous nous rendons à l’évidence que la sortie en vélo ne sera pas pour aujourd’hui. Après avoir rechargé notre paquetage, nous filons vers le village voisin pour prendre le déjeuner et décidons de regagner le continent pour tenter notre chance dans un autre camping « permanent » de l’autre côté de l’isthme.
Après une 1H30 nous voilà sur place, le camping semble accueillant et la porte est même ouverte !!!
Nous tournons de part est d’autre de l’accueil sans trouver âme qui vive. Nous rencontrons alors une famille Lituanienne venue déjeuner au restaurant du camping réputé pour sa restauration authentique. Nous leur demandons s’ils savent où se trouve le gérant du camping et leur fils nous répond en anglais qu’ils sont comme nous à la recherche du patron des lieux pour savoir si le restaurant est ouvert. Après une petite discussion avec eux, leur père passe un coup de téléphone au gérant pour savoir si nous pouvons nous installer sur l’aire de camping. Notre problématique étant toujours de laver notre linge, nous déclinons le choix du camping ne pouvant, encore une fois, pas satisfaire à notre envie maintenant nécessaire de laver notre garde-robe !!! Sur ces mots le père nous propose de venir chez eux pour faire nos machines… Nous restons quelques peu surpris de tant d’hospitalité mais devant leurs sourires nous acceptons de les suivre 16 km plus loin dans le village de ŠILUTE.



Arrivée à leur maison nous faisons connaissance de la mère artiste peintre (connaissant la France car ayant déjà exposé ses peintures sur Montpellier) du père très accueillant et de leurs deux enfants, leur fille de 18 ans et leur fils de 26 ans qui assure la traduction de notre conversation en anglais. Leur fils Rades travaille sur VILNIUS pour un gros groupe bancaire et nous traduit donc en direct les propos de son père qui nous donne accès à la lingerie pour assurer nos lessives. Nous sommes aussitôt entrainés à l’étage où le maitre de maison nous sort une multitude de denrées qui va du saucisson aux castors, au saumon fumé maison, à la préparation de champignons également maison, bref la table est recouverte de plats en un clin d’œil, sa femme nous propose un café pendant que de l’autre côté son mari nous sort une bouteille de vodka maison directement sorti du congélateur (elle ne risquait pas de prendre en glace : 60° au compteur), de notre côté nous partons chercher notre bouteille de Pastis pour amener un peu de France en Lituanie. Les enfants font des dessins dans le salon pour nos hôtes pendant que notre machine tourne dans le sous-sol. La discussion s’engage sur la qualité de vie dans le pays mais également sur le métier d’artiste de notre hôte, sur les buts de notre voyage, sur l’histoire de la Lituanie, sur le travail de Rades qui part prochainement travailler en Norvège. Nous échangeons librement sur la vision que peut avoir chacun de nous sur le pays de l’ « Autre », cela fait bientôt 3 H que nous discutons ; nous nous préparons à prendre congés quand nous sommes conviés à reprendre un petit verre de vodka. Le Pastis a semble-t-il était bien apprécié par le maitre de maison qui malgré nos conseils de le boire avec de l’eau, à préféré le déguster sec « à la Russe comme il nous dit ».


Sa femme s’étant absentée quelques minutes revient avec quelques tableaux de sa composition et nous en offre un avec ses coordonnées au dos en guise de carte de visite. En redescendant son mari tient à nous offrir une boite de viande de castor que nous pourrons déguster en famille et nous donne une clef de l’arrière de la maison nous permettant de récupérer notre linge en train de sécher sur les étendoirs. Il me montre la cachette pour remettre la clef lorsque nous partirons demain, s’il part avant nous. Nous retournons au camion subjugué par la gentillesse et la confiance que nous témoigne cette famille. Notre Bouba est bien entendu stationné dans leur cour, nous en profitons pour faire manger les enfants et les mettre au lit quand Rades (qui part ce soir pour VILNIUS) frappe à la porte du camping-car pour nous remettre la bouteille de vodka maison que nous avions semble-il oublié de prendre en partant.
Nous échangeons nos coordonnées car il veut nous donner les bonnes adresses sur la capitale et nous en profiterons pour récupérer leur adresse de Vilnius pour déposer un bouquet à l’attention de leur mère qui vit elle aussi à Vilnius.


Nous nous couchons avec la sensation d’avoir commencé notre voyage dans l’attente de rencontres et de découvertes comme celle-ci, mais avec le sentiment que de tels échanges désintéressés ne pouvaient plus exister. Nous découvrons avec joie que nous nous étions trompés.
Un grand merci encore à cette famille lituanienne pour son accueil et sa générosité, je vous joins également en contact le site Web de notre hôte artiste peintre :www.artinduo.com.

Coucou,
Quel bonheur cette rencontre, heureusement il existe encore des gens aussi gentils ! Ses tableaux sont super beaux !
Doucement la vodka !
Bisous
Coucou à tous et franchement génial votre rencontre. Quel enrichissement et que de souvenirs inoubliables ! En principe les gens des pays de l’est sont hospitaliers. J’ai observé le site de l’artiste peintre, j’ai beaucoup aimé. Comme les polonais, ils aiment la vodka et toujours cul sec d’où l’expression saoul comme un polonais. Aussi, quelle jolie demeure ! véritable château dans un tel pays ! Profitez et appréciez bien tous ces moments si chaleureux. La preuve ! ça existe encore. Bises à tous
Voilà le genre de personnes qui fait qu’ on se dit qu’il y a encore un peu d espoir
dans la race humaine. …..
Décidément une journée à rebondissements, Un « super camping » qui n est plus qu’un simple parking, des types qui n aiment l’eau que pour plonger dedans !! du brouillard à couper au couteau et puis cette rencontre, un vrai conte de fée. Plutôt sympa la maison de vos hôtes ( on dirait un peu la maison dessinée par walt disney non?). A propos de maison sur les photos on ne voit jamais d antenne de télé ou de parabole ?? tout est cablé dans le NORD ?.
J’ai visité le site, et le nombre d expositions que fait cette artiste est impressionnant. Reconnue sur le plan international quand même USA compris ! Et une évolution de styles pas banale.
Pour le quiz, petites propositions :
Danger trou au milieu de la route ?
Attention arbre au milieu de la route !! ( là je ne dois pas être loin!!)
panneau belge : interdit de faire faire plus de 70 tours au prochain rond point ?
Excellent!! que du bonheur tout ça… vous filez au sud maintenant??
coucou les jeunes ,
comme dans le feuilleton vous avez rencontrés 1 famille formidable .çà fait du bien de voir des
personnes aussi accueillantes .pas de chance pour le camping avec vos problèmes d’eau et
d’électricité ..savez vous encore faire du vélo ? pas de chance non plus !!!!
gros bisous à tous les 4 …..
Oui nous passons deux jours sur VILNIUS et filons ensuite sur la Pologne… VARSOVIE, CRACOVIE, vive les polaks et la vodka ….