De Nomenvasia à Mystras les 27 et 28 janvier
La nuit a été en pointillés car un déluge est tombé toute la nuit avec semble-t-il un peu de grêle par moment. Nous étions cependant bien abrités à l’arrière du port et avons partiellement été épargnés par le vent.
Ce matin la pluie continue de tomber, dans un sens c’est plus facile de faire l’école quand on ne peut pas sortir… A 11h00 nous quittons Monemvasia en faisant un saut tout près du petit port de pêche pour faire le plein de notre citerne. Un pêcheur peu souriant manque de nous accrocher avec son 4×4 en sortant son bateau… Nous déguerpissons du coin pour gagner le site de Mystras situé à côté de la ville de Sparte.



Nous arrivons sur place vers 14h15 et constatons que les horaires d’hiver sont peu extensibles car le site ferme ses portes à 15h00. C’est loupé pour aujourd’hui, de toute façon la météo n’était pas avec nous. Nous décidons de nous rabattre sur le musée de l’Olive de Sparte fermant à 17h00, ce sera l’occasion d’avoir un petit historique des machines d’extraction de l’huile et de connaitre toutes les utilisations de ce fruit national.
Arrivés sur place, nous constatons que le mardi est leur seul jour de fermeture de la semaine, décidemment la chance ne nous sourit pas aujourd’hui !!! A défaut nous filons faire un petit tour dans la ville de Sparte, mais là, pas de vestales dénudées pour nous servir à boire sous un olivier à l’ombre d’un temple grecque… Tous les commerces sont fermés, notre tour s’écourtera avec l’arrivée d’une nouvelle averse.



Nous reprenons notre Bouba et allons nous parquer en haut du site de Mystras pour déguster un bon chocolat chaud dans notre camion. Nous venons de passer ce jour les 20 000 km de notre périple et résistons sauvagement à l’idée de fêter ça avec une bière fraiche !!! Nous avons effectivement pris de bonnes résolutions pour 2015 et celle de ne boire l’apéro que le week-end en faisait partie ; dommage !!!
Cette nuit a été très calme hormis quelques averses. Ce matin nous avons décidé de programmer la visite de Mystras en fonction de la météo. 8h le soleil perce, nous nous lançons à l’assaut du Château. Nous serons les premiers au sommet pour profiter d’une lumière magnifique avec la brume dans la vallée, accentuant notre impression de survoler le paysage.
Le château fut construit en 1249 par Guillaume de Villehardouin et permettait d’assurer la sécurité des trois monastères, du palais du Despote ainsi que de l’église Sainte Sophie. Le château est malheureusement en ruine comme une partie de l’ancienne cité, mais certains sites comme le palais du Desposte sont en « reconstruction » plus qu’en rénovation.



La pluie nous surprend dans la descente et nous avons juste le temps de faire un saut à l’église Sainte Sophie avant de courir nous refugier dans notre camion pour attaquer l’école du jour.
Après déjeuner nous partons faire la visite du musée de l’Olive et de l’huile Grecque que nous avons loupé hier. Le site est récent et plutôt bien fait avec des maquettes animées permettant de bien comprendre le fonctionnement des différents équipements. A l’extérieur quelques machines de broyage à mains permettent de mettre nos loulous à contribution pour faire tourner les roues en pierre.
Nous reprenons la route après la visite en direction du Nord-Ouest. Nous avons prévu de faire la route jusqu’à la mer afin de faire le plein d’eau dans un port et de reprendre la route le lendemain pour visiter Olympie.


Notre route sera des plus atypique car nous commençons, comme très souvent en Grèce, par des routes à largeurs variables passant allégrement de 10 m à 2.5 m de large en moins de 500 m avec une végétation non maitrisée envahissant avec enthousiasme la moindre parcelle non occupée. Notre GPS, sûrement fiévreux, se met à délirer et s’acharne à vouloir nous faire passer sur une autoroute manifestement non terminée. Le mauvais balisage ainsi que la mauvaise signalisation grecque aura raison de notre vigilance car nous voilà bientôt embarqués sur cette mystérieuse autoroute fantôme. Nous croisons deux autres voitures dont une à contre sens sur à peu près 30 km de route sans signalisation horizontale ni signe de vie.
Nous commençons à nous inquiéter sérieusement quant à notre capacité à sortir de cette mystérieuse route. Arrivés à notre sortie, la bretelle se termine par un magnifique sens interdit barrée par une lourde chaine sensée nous donner accès à la véritable autoroute. Stéphanie descend du camion afin d’essayer d’enlever la chaine, mais celle-ci est verrouillée par un gros cadenas. Nous sommes aussitôt interpelés par un homme assis dans sa voiture de l’autre côté de l’autoroute. L’homme semble nous sermonner de loin en grec et traverse les deux voies de l’autoroute à pieds pour foncer sur notre véhicule. Il s’arrête quelques mètres plus tôt et sort une clef pour nous ouvrir la voie. Son regard noir nous en dit long sur ses pensées et nous décidons de ne pas trainer dans les parages. 10 km plus tard nous sommes presqu’heureux de trouver un péage « officiel» et filons trouver un spot sur le bord d’une plage non sans avoir récupéré des codes WIFI dans le restaurant du coin en prenant un thé au coin du feu – hé oui il ne fait que 10°c !!!
Demain route vers Olympie…



Hello à tous ! Que de péripéties en quelques jours avec un ciel bien tourmenté. En revanche, les enfants ont le sourire ce qui veut dire que le moral de la famille est au beau fixe. C’est primordial ! Bi zzz et bonne visite d’Olympie.
Coucou Marie et oui le moral est toujours au beau fixe, nous profitons tous les 4 des derniers jours qui nous sont comptés maintenant…. Grosses bises