De Ierapédra à Mátala les 19 et 20 Janvier

De Ierapédra à Mátala les 19 et 20 Janvier
Ce matin, c’est lundi et nous reprenons l’école après un week-end plutôt tranquille. Le retour étant proche, c’est le moment des évaluations pour les enfants afin de s’assurer qu’ils soient bien en ligne pour leur retour imminent dans une école dite « Normale ». Le rythme va donc s’intensifier quelque peu sur ces sujets là, tout en maintenant nos après-midi découvertes.
Nous profitons du bourg d’Ierapétra plutôt bien achalandé pour faire des petites courses de frais dans les nombreuses petites boutiques. Nous retrouvons la profusion de commerces que nous connaissions il y a une trentaine d’année avec les poissonniers, les merceries, charcutiers, bouchers, drogueries, bref tout ce qui faisait l’âme de nos bourgs avant l’arrivée de la grande distribution. Ne soyons pas rétrograde, mais ça avait du bon quand même !!! Nous calons Antoine dans un petit salon de coiffure noyé dans la fumée de cigarette de la patronne pour un petit rafraichissement pendant que les filles finissent les petites courses pour la salade de ce soir. C’est l’occasion de feuilleter les revues en grec, complétement incompréhensibles, laissées sur le présentoir de l’entrée. Dommage, pour une fois qu’elles ne dataient pas de mathusalem !!!

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Antoine fait les courses…
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Le plein d’eau en famille…
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A Myrtos

Retour au camion pour déjeuner, faire le plein d’eau au bidon dans les sanitaires du port, vider la caissette et c’est reparti direction le petit port de Myrtos toujours sur la côte sud de la Crète.
Nous traversons avec peine l’étroit village de pécheurs et réussissons à nous stationner en sortie de bourg pour faire un saut à pieds sur le bord de mer.
La suite de notre périple passe par le petit village de Tertsa et là un gros dilemme se pose à nous car nous sommes dans l’impossibilité de faire demi-tour et la route qui s’annonce devant nous semble digne d’une piste africaine en bord de ravin. Nous questionnons un riverain quant à la possibilité d’emprunter la route avec notre char et il nous confie ne pas l’avoir pris ces derniers jours mais qu’a priori ça devrait passer… Le hic, c’est que lui, il conduit un gros 4×4 TOYOTA !!!

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Entre Myrtos et Tertsa
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Notre Stationnement à Kastri
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A Tertsa

C’est parti pour 10 km de bonheur sur une piste défoncée mais un paysage sauvage à souhait, on ne peut pas tout avoir. Arrivés dans le petit village de Tertsa, nous faisons un petit arrêt et saluons trois petites mamies en train de faire du tricot, pelote sous le bras au milieu de la rue. Une autre, toute habillée de noir, rentre dans sa maison blanche par une petite venelle.
Nous reprenons encore une fois la route, en direction de Kastri et choisissons de passer un peu plus par les montagnes afin d’éviter les petites routes côtières non asphaltées. Mal nous en a pris car hormis le passage par une charmante coopérative d’olives où s’entassaient des montagnes de sacs d’olives dégageant une odeur divine, nous avons découvert et traversé des bourgs de montagne avec des rues si étroites que la question se posait à chaque virage quant à notre capacité à poursuivre le chemin…

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Les bars de Matala
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Devant les sépultures troglolytiques
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Remake du Titanic …

Nous arrivons enfin dans le petit village de Kastri où nous gardons nos petites habitudes en filant directement sur le petit port .Nous y trouvons rapidement notre emplacement en attendant la nuit.
La nuit a été reposante : couché à 20h00 et réveil 7h30, une chose est sûre c’est que maintenant nous ne manquons plus de sommeil.
L’école finie, nous partons un peu plus à l’ouest vers la plage de Malata. Les routes s’avèrent meilleurs qu’hier hormis les traversées de villages toujours aussi sportives.
Nous arrivons à bon port en tout début d’après-midi, l’occasion de faire le tour du petit village engoncé dans une petite crique calcaire dont les falaises abruptes sont en parties creusés de vestiges troglodytiques dont nous remettons l’exploration pour demain matin.

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La cabine téléphonique hippies
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Antoine en pleine construction
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Today is life , tomorow …..

Le reste du village est plutôt éteint mais l’esprit Hippie de cette petite station balnéaire est bien marqué avec les sols des ruelles peintes et les bars Rasta et « power of flowers » qui bordent le rivage (Bob Dylan y avait une maison). Les enfants sont ravis, il y a du bois sur la plage et un peu de ficelle du camion, de quoi faire une cabane sur le sable et s’occuper toute l’après-midi…
Ce soir une équipe de rasta baba cool clochards déparquent sur la plage à côté du camion pour faire un feu, ils n’ont pas l’air méchants et plutôt occupés à écluser leurs bières. 20h30 plus de bois pour le feu, notre petite équipée s’en va et avec leur départ la promesse d’une nuit paisible.
La météo est encore annoncée clémente pour demain. Après la visite du site troglodytique nous mettons le cap sur Hérakléio pour prendre si possible le bateau jeudi soir pour la Grèce continentale.

6 comments on “De Ierapédra à Mátala les 19 et 20 Janvier

  1. Génial d avoir de vos nouvelles! Nous venons juste de récupérer une connexion wifi potable donc je vais regarder TOUT votre parcours ce soir (en particulier cette mémorable soirée apero et votre périple croate)
    Je vois que le soleil est encore présent en Crête, nous c est plus mitigé…aujourd’hui nous sommes en Croatie à Cavtat et se pose la question du bivouac ce soir☺
    Bonne fin de périple et à bientôt
    Les brachet en Europe!

  2. Καλημέρα !
    Bravo aux « professeurs de la route », passer en quelques semaines directement du cours élémentaire à l ‘école normale, « respect » !!!
    Sacré aventure, choc des cultures, des architectures, des goûts et spécialités culinaires, des paysages, des réseaux routiers etc., le point commun c’est peut être le niveau de vie qui reste modeste dans la majorité des pays traversés et tellement plus évident plus on monte vers le Nord et lors de votre descente par l Europe de l’Est. Heureusement que la langue anglaise est aussi présente dans tous ces pays !!
    Mais aussi la rencontre avec des gens accueillants, faut dire que pour ne pas trouver les « guichons » sympa faudrait être sacrément tordu !! Comme ambassadeurs difficile de trouver mieux !! C’est sans doute aussi par vos choix lors de la préparation de l’itinéraire ( affiné au jour le jour) qui se révèle des plus judicieux, que vous avez pu, sans précipitation, visiter, voir ce qu il y avait à voir, et toujours avec la curiosité de ne pas se contenter des vues « cartes postales » mais de vous intéresser aussi aux personnes qui ont jalonné votre parcours. J ai cru voir sur une photo que Antoine écrivait aussi son carnet de route ? Ce serait passionnant de le lire, s il est d accord ? Je trouve qu il a grandit, peut être même qu il partage un peu plus les taches quotidiennes de ses parents, et très protecteur de son adorable petite sœur, je me trompe ?

  3. Hello Alain, et non tu ne te trompes pas, Antoine est en effet très protecteur avec sa petite soeur, par contre en ce qui concerne le partage des tâches, on va dire « peu mieux faire » mais bon les tâches sont limitées dans Bouba. Pour le carnet de route, Antoine a pour mission d’écrire chaque jour sa journée, ça fait partie de l’expression écrite à faire pour l’école, au début difficile d’écrire 10 lignes mais il y prend goût, on verra à notre retour s’il est prêt à le publier !!! Grosses bises

  4. C’est sûr que notre soirée à Agios Nikolaos restera dans le best of de notre voyage !!! on reste en contact et profitez bien de la Croatie qui reste pour nous une belle étape de notre tour. A bientôt et good trip 🙂

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