SARAJEVO et départ pour DUBROVNIK les 26 et 27 décembre 2014
Nous avons tous bien dormi, fatigués que nous étions par la route d’hier soir. Au réveil nous constatons que nous sommes garés à côté d’une banque qui n’ouvrira pas avant 9h00, cela tombe bien car nous devons retirer de la monnaie locale pour les petites courses. La devise Bosniaque est le Mark convertible. Après la guerre, n’ayant pas de monnaie pour leur nouvelle nation, la Bosnie Herzégovine a adopté le Mark Allemand durant la transition et a ensuite frappé sa propre monnaie qui restera, jusqu’au passage de l’Allemagne à l’Euro, au même change que la monnaie Allemande.



Le brouillard s’est légèrement levé et le paysage devient plus accueillant, nous reprenons la route en direction de SARAJEVO. La signalétique est difficile à suivre car la plupart des panneaux sont tagués et toutes les mentions en Cyrilliques sont : ou totalement effacées ou passées à la bombe noire. Ce n’est pas que nous ayons appris l’alphabet Russe entre temps, mais le mot « cyrillique » me plait bien !!! Revenons à nos moutons : notre GPS continue sa grève de la Bosnie et refuse définitivement de répondre présent. Nous arrivons donc dans la capitale sans adresse pour nous poser et sous une tempête de neige. La noirceur des abords de la ville contraste avec le blanc de la neige. La ville est enchâssée dans une vallée étroite, la vieille ville se trouvant dans le cirque finale de la vallée. Les rues sont étroites et les parkings quasi inexistants ou non appropriés pour garer notre Char. Après 1 heure de recherches et deux tours complets de la ville, nous décidons de partir à flanc de montagne et trouvons un petit parking en terre recouvert de neige nous permettant de nous garer. C’est le soulagement. Après avoir acquitté le montant au gardien pour les 4 prochaines heures, nous couvrons les enfants, sortons les bottes de neiges et partons à la découverte de la ville.



La neige tombe maintenant à gros flocons et après un passage dans la ville nouvelle, nous partons dénicher un restaurant local dans le vieux Sarajevo pour déguster les spécialités Bosniaques. La vieille ville nous rappelle les souks marocains et en levant la tête nous constatons que nous sommes cernés par les minarets des mosquées. C’est la sortie de la prière et tous les hommes se rechaussent pour sortir dans la rue. Notre restaurant est baigné dans une ambiance turc avec en fond sonore une musique locale. Nos voisins de table arrivent et s’installent pour déjeuner sans enlever leurs manteaux ni leurs bonnets, les bosniaques ne semblent pas être bavards en famille et finissent de déjeuner en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. De notre côté, nous profitons de ce moment au chaud et apprécions les énormes plats appétissants qui nous ont été servis. Pendant le repas, nous entendons l’appel du Muezzin pour la prière Islamique, un dépaysement total, d’autant plus que nous ne nous attendions pas à trouver une représentation islamique aussi présente dans le pays. Dans cette ville nous trouvons également nombres d’églises Catholiques, Orthodoxes et de Synagogues, montrant s’il en était besoin la pluriethnicité de cette capitale.



Après déjeuner, nous repartons à la découverte de la vieille ville avec son ancien hôtel de ville fortement marqué par l’architecture Islamique et furetons dans les petites ruelles bordées de petits commerces d’artisanat de cuivres martelés, de bijoux et de cuirs. Nous goutons au passage un petit jus de grenade vendu par des marchands ambulants dans les rues commerçantes et bouclons la visite en passant devant la « flamme éternelle » marquant la fin de la vieille ville.
Il est temps de repartir en direction de Mostar, afin de quitter Sarajevo avant la tombée de la nuit. La circulation est dense et la nuit tombe dès notre sortie de la capitale, nous passons le lac de Jablančka et stationnons notre Bouba sur le parking d’un restaurant dans la montée d’un col.
La nuit a été plutôt calme, hormis quelques accélérations bruyantes de poids lourd dans la montée.
Le soleil est revenu et nous attaquons notre retour via Mostar la deuxième ville de Bosnie. Nous traversons de magnifiques gorges puis arrivons sur des hauts plateaux arides, passons un marché ouvert au milieu d’une plaine désertique et profitons d’un supermarché quasi déserté pour dépenser en nourriture nos derniers Marks convertibles. C’est l’occasion également de faire le plein de gasoil pour la modique somme de 1.81 MC par litre soit 0.92€, du jamais vu depuis notre départ, à comparer avec les 1.72 € en Norvège …



Passé Mostar, nous traversons le petit village de Potčiltelj avec son château, sa mosquée et ses petites maisons traditionnelles à flanc de montagne et gagnons la frontière Croate. Nous retrouvons le bord de mer et ses lumières hivernales magnifiques. Notre GPS a décidé de refonctionner au passage de la frontière, mais 30km plus loin, il nous annonce de nouveau une frontière alors que nous ne sommes toujours pas arrivés à Dubrovnik. Notre GPS serait donc devenu fou !!! Mais non, il s’agit de l’accès à la mer Adriatique de la BOSNIE qui a établi ici, sa seule et unique ville Balnéaire « NEUM » … Ils y ont mis les moyens, car ce maigre littoral de quelques 9km de long est urbanisé à outrance afin de profiter pleinement de leur coin baignade. Retour en Croatie où nous découvrons quelques 50 km plus loin la magnifique cité de Dubrovnik sous le Soleil Couchant.



Les problèmes de stationnements ne nous permettront malheureusement pas d’accéder à la vieille ville avant la tombée de la nuit. Nous pénétrons dans la ville fortifiée et sommes éblouis par cette ville entièrement minérale avec des pavés patinés comme des parquets par la multitude de touristes arpentant les rues et ruelles de la citadelle. Certaines rues dans la pente, sont entièrement constituées par des escaliers escarpés, le long desquels, les résidents ont installé des plantes vertes, des mandariniers ainsi que des vignes vierges complétant ce décor idyllique.



Nous quittons la vieille ville et le port pour regagner notre Bouba et partons nous installer devant le seul camping de la ville, fermé sur cette période. Stéphanie réussit à trouver le login ainsi que le mot de passe du Wifi du camping qui, par chance, est resté actif. Nous avons détecté un point d’eau qui semble également en fonctionnement dans les parages. Nous nous couchons donc tranquille, sur notre petit parking avec finalement tous les services dont nous avons besoin. La pluie est annoncée pour demain, nous verrons la suite du programme au réveil…



Hello les aventuriers ! Que de changement de décor, de culture plus la météo, pas de quoi s’ennuyer. Heureusement que vous dénichez des endroits pour prendre des forces et vous réchauffez. Les assiettes des enfants me paressent sympathiques et bien remplies. Beaucoup de diversité, vos reportages sont vraiment extras. On a énormément de plaisir à suivre votre parcours. Tous mes meilleurs vœux et une très bonne année 2015. Ou serez vous pour le réveillon ? Grosses bises et à l’année prochaine pour de nouveaux épisodes.
Toujours de magnifiques photos ! Bravo !!
A la vot’ m’ssieur dam’ … ‘ an pint’ ) Terminez bien l’année … Quant » aux petits » … Belles assiettes , ma foi ! Bisous de fin 2014 : JPM16 ,
Merci, à la vôtre aussi, les occasions sont nombreuses en cette fin d’année !!! Bises
Coucou Marie, nous sommes au Monténégro pour fêter le passage à l’année 2015, toujours sur la côte adriatique mais sous un vent du diable !!! Gros bisous et bonne année à venir